.

.
C'est comme faire un plongeon dans une piscine sans fond. On ne sait pas si on va remonter. On se débat, on cherche des points d'attache -il est important pour l'homme de s'accrocher- on tourne dans l'eau, on cherche à s'en sortir. Les pieds et les mains s'agitent, au bout d'un certain temps on assiste à une crise. On crie mais personne n'interprète ces cris. Les sens s'épuisent, il n'y a plus rien a voir, plus rien à entendre, le monde est impalpable, il est impossible de respirer, le goût de l'eau est amer et trop salé parfois.
Sauter dans une piscine c'est jouer avec sa mort. Bien qu'elle soit émotionelle, c'est infliger à soi des douleurs particulières, insurmontables. La puissance de l'eau vous brûle, c'est comme des la(r)mes. Mais le plus dangereux, c'est lorsqu'on vous pousse. Vous êtes pris par surprise et malgrès vos connaissances de l'eau et du vide, ce plongeon est mortel. Certains se débattent et finissent par s'en sortir, d'autres à plus faible constitution ne remonte pas.
Cependant il arrive toujours un temps où une nouvelle corde apparaît. Vous vous accrochez, on vous tire et vous vous laissez remonter. On vous sèche et on vous prévient qu'il faut faire attention. Vous savez les dangers de l'eau et du vide mais pourtant...vous replongerez.

# Posté le mardi 05 mai 2009 13:58

...

...
" Les femmes sont bonnes joueuses, parfois plus perverses que les hommes, bien plus trompeuses en apparences[...] cette femme était d'une beauté rare, une suédoise de réputation. J'avais beau avoir parcourut les pays du Nord je n'avais encore jamais rencontrée sa pareille. Vous savez, les femmes ont cet étrange pouvoir de nous changer en femmes à notre tour, un voyage avec l'une d'entre elles et nous voilà plus efféminé que jamais, plus attendris par la vie même. On dit des femmes qu'elles sont des êtres purs, là pour guider l'homme dans la vie. La mienne n'avait pas le sens de l'orientation mais je dirais plutôt qu'elle a su m'entrainer dans ma chute, une belle chute à la hauteur de la femme même, la chute du Nord comme je l'apelle ironiquement quand je me vois meutri par la vie elle même. L'histoire avait trouvée son début en elle, les femmes ont également cette étrange capacité à trouver l'homme, la victime parfaite de la passion qu'elles exercent. Je ne voulais pas la posséder, elle était trop belle, trop iréelle. Je me suis contenter de l'avoir de loin, à fréquence limitée. Je m'attachais à elle comme on s'attache à un animal, elle était de bonne compagnie. J'alternais nos visites entre d'autres compagnies féminines sans grand intèret par refus catègorique de l'exclusivité. j'étais jeune et l'amour était pour moi un engagement trop sérieux, à éviter. Je refusais de voir en la femme un possible allié, elles n'étaient pour moi que des partenaires de jeux à la règle facile. Mais le jeu c'est très vite avéré compliqué. Je savais en la rencontrant que la fuir ne serait qu'un moyen de retarder l'échéance. Quelle échéance? je n'avais pas idée de sa nature, mais je sentais par sa présence cette petite soumission d'abord inconsciente, à l'origine du verbe que l'on emploi pour définir les relations entre deux personnes de sexes opposés qui partagent plus que des ébats. Tout était là, je partageais trop. Sans m'en rendre compte elle prennais de moi tout ce qu'il y avait, elle avait cette capacité de connaitre qui m'attirait, même dans les silences. Elle savait tout, mes liaisons, mes mensonges, mes fuites. Elle ne disait rien. Souffrait-elle au moins? Cela m'aurait embêter mais m'importait peu. Je continuais de jouer aux femmes comme un bandit, je lui pillait le coeur tout en vidant le mien. J'avais conscience qu'elle m'appelait en silence, mais ses sourires ne suffisaient pas à me retenir, la liberté est chère pour un homme. J'aurai pu de nombreuses fois partir, la laisser là, c'aurait été sans importance. Mais je ne saurais expliquer ce qu'il se passait, elle exercait sur moi un pouvoir psychique et engendrait des réactions innatendues, nouvelles. C'était assez effrayant au début, surtout pour un homme sans expèrience et qui plus est, pour un homme qui refusait cette expèrience. Je lui fis part de mes inquiètudes, elle me répondit avec un sourire de femme, innocent et calculé " tu m'aimes." , bien sûr que je ne l'aimais pas, je ne voulais pas. Pourtant cette parole a engendré un mécanisme en moi et j'ai su dès sa prononciation que j'étais fini, j'étais vaincu, j'aimais. Je commençais à lui donner un nom, ses formes m'étaient les plus agréables, son sourire le plus entichable. Je voyais des femmes sans entrain, que je congédia bien vite, elle avait pris le dessus sur les autres, sur moi-même. Ce nouveau rapport ne m'effrayais plus, je le désirais, je le recherchais, je le provoquais. Je me donnais chaque jour tout entier à elle sans plus me soucier de la liberté à laquelle j'aspirais. Vous remarquerez comme il est drôle à voir comme le monde s'adapte à l'amour pour ceux qui aiment, tout parait le présupposer. Mais j'ignorais que l'amour supposait des douleurs, c'est en elles encore que j'observais avec un peu plus d'attention la femme qu'elle était. Les femmes ont un courage, une force que les hommes n'ont pas. Comment ferment elles les yeux sur le mal? là est une question auquelle je n'aspirais pas à répondre, la douleur m'apprenait trop. J'étais loin d'ignorer la douleur que je pouvais provoquer à celle que j'aimais en lui apprenant mes ébats passés, ne savait-elle pas déjà tout? Je ne sais pas réellement si elle a eu mal, je ne le saurais peut-etre jamais. Elle m'a appris qu'elle aussi succombait à des passions diverses que d'autre lui proposaient, elle faisait ça par peur, peur de moi. Je n'ai pas attendu une seconde, je me suis congédié moi même fortement blessé par cette douleur elle même. J'avais appris quelque chose de fondamental sur les femmes: elles ne sont que des hommes jouant au même jeu sans fin. Celui de l'amour, de la lutte et de la soumission, auquel elles gagnent toujours."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 06 février 2009 19:59

Belles, jeunes et... Intelligentes... OHH MERDE ALORS!!

Belles, jeunes et... Intelligentes... OHH MERDE ALORS!!
Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin.

Jacques Deval
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 04:35

Modifié le dimanche 14 juin 2009 13:13

Dernière publication

Dernière publication

# Posté le mardi 04 novembre 2008 08:26

Modifié le mercredi 11 février 2009 16:27